Pierre Debarle, militant de la gauche gabinienne s'est éteint hier mercredi 6 aout.
Au delà du chagrin personnel, et de la sympathie dont je veux assurer son épouse et ses enfants, je voudrais rendre un hommage à ce "camarade".
Il fronçait le nez quand je l'appelais comme cela, trouvant l'appellation trop formelle, trop "ancienne gauche".
Et je lui renvoyais les mots du poète "c'est un bien joli mot, camarade!".
Car Pierre a été de tous les combats de ce siècle et aussi surtout du précédent.
Personne ne peut oublier qu'il a été le président, oh combien actif du "comité du non" à Gagny, et qu'il n'a pas été un président honoraire mais un militant efficace contre l'Europe anti-sociale qu'on nous proposait lors du référendum.
Personne ne peut oublier son combat pour la laïcité au sein du Comité Local d'Action Laïque de Gagny, sous sa présidence a été rédigé un livre blanc des écoles de Gagny, qui a été bien utile pour fédérer et mettre au point les revendications concernant les écoles primaires, bien oubliées dans le budget municipal.
Personne ne peut oublier que cet homme a été un militant contre toutes les discriminations, et en particulier contre celles faites aux femmes, ce qui n'étaient pas forcement courant pour un homme de sa génération.
Personne ne peut oublier qu'il a su prendre position contre certaines dérives antidémocratiques du PCF et ce bien avant la chute du mur de Berlin.
Personne ne peut oublier qu'il a été maire adjoint de Gagny, pendant la mandature de Claude Favretto
Personne ne peut oublier son combat durant la dernière guerre
Ce bref rappel est forcement réducteur mais la liste est longue de toutes les luttes que Pierre a menées.
Bon, je n'ai pas parlé du sport cher à son coeur mais pas au mien...
Cet homme était vraiment de gauche, contre les injustices, les inégalités, contre le démentèlement de la sécurité sociale où il avait fait sa carrière professionnelle, contre le pouvoir autoritaire et autocratique des maires de droite de Gagny.
C'était un fervent démocrate, capable d'écouter ceux "de l'autre rive" (et c'est bien le seul point qui nous séparait).
Il me manque déjà comme il manque déjà à nos prochains combats
Anne Bourdot